problème Renault

Une semaine noire pour le Groupe Renault

Le jeudi 14 janvier 2016, Renault a connu une journée difficile et une tempête boursière : l’action qui avoisinait les 83 euros subi une baisse de 21% pour clôturer à -10,28% à 17h35. Découvrez les raisons du scandale.

Une baisse alarmante

En fin de matinée un tract de la CGT tombe, l’information s’avère conséquente : plusieurs sites de la marque française ont été contrôlés la semaine dernière suite au scandale Volkswagen. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé ces interventions dans une mesure de vérification des émissions polluantes. Immédiatement, une avalanche d’accusations frauduleuses se fait entendre. Les investisseurs, suite à cette mauvaise nouvelle, paniquent et vendent l’action en Bourse.

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Renault rompt avec le silence et s’exprime sur ce sujet. Les perquisitions sont confirmées mais le constructeur dément les accusations. Voici le communiqué de presse de l’enseigne.

Aucune fraude détectée chez Renault

En tant que premier actionnaire l’Etat se montre prudent et réagi rapidement à l’évènement pour calmer le jeu : Emmanuel Macron indique que la situation n’est « en aucun cas une situation comparable » à celle des moteurs truqués de Volkswagen et donne « sa confiance à Renault ». Il explique que cette mesure concerne plusieurs constructeurs automobiles afin de « vérifier la fiabilité et la qualité des informations transmises au consommateur ».

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Le groupe ajoute « les résultats des tests réalisés par la commission technique nous ont été communiqués et attestent de l’absence de toute anomalie ». Les tests réalisés par le gouvernement français n’ont donc pas trouvé de logiciel truqueur.

Néanmoins, un dépassement des seuils autorisés est constaté. France Inter le confirme : le dernier modèle « Espace » exploserait de cinq à dix fois les normes tolérées en oxyde d’azote et en CO2. Ainsi, Renault n’aurait pas mis de logiciel permettant de fausser les résultats mais se révélé être un  « mauvais élève ». Les conséquences de cet incident ne sont pas encore déterminées et sont difficiles à prévoir.

Une semaine après les événements, l’action connaît quelques hausses mais n’a pas retrouvé son court initial. Les actionnaires restent inquiets face à ces révélations, d’autant plus que Renault doit rembourser à l’Etat les aides dont il a bénéficié pour vendre ses véhicules réputés comme « peu polluants ».

Un système de bonus-malus écologique

La protection de l’environnement est au cœur des problématiques. Aujourd’hui, les assurances automobiles ne font pas de distinction entre les voitures polluantes et celles plus respectueuse. Cette absence de différenciation risque de changer : l’Etat s’attarde sur la mise en place de mesures valorisant l’achat de voitures qui polluent moins. Ainsi, les assureurs, même ceux en ligne comme Amaguiz, seront tenus de valoriser certains modèles sous forme de bonus et de malus.

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